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Les interactions entre les orques et les bateaux dans la péninsule ibérique sont devenues une préoccupation majeure pour les navigateurs de l’Atlantique nord-est. Depuis 2022, les autorités maritimes et les organismes scientifiques recueillent des données pour identifier les zones à forte incidence, comprendre le comportement de ces cétacés et établir des protocoles de sécurité clairs.
Selon les données collectées par l’Institut hydrographique du Portugal, les interactions entre orques et embarcations, entre 2022 et 2025, se concentrent principalement le long de plusieurs zones bien définies de la côte atlantique et du sud de la péninsule. Tout d’abord, la côte de Galice se distingue, en particulier le tronçon sud-ouest correspondant aux Rías Baixas, où l’on observe une accumulation notable d’incidents près des estuaires et des zones de navigation proches du littoral.
Plus au sud, la côte portugaise présente une bande d’interactions presque continue. Celle-ci s’étend du nord du Portugal, à la frontière avec la Galice, le long de la côte centrale portugaise et de la région de Lisbonne, jusqu’au sud du pays. Au Portugal, l’Algarve constitue une zone particulièrement importante, avec de nombreux incidents enregistrés le long de la côte de l’Algarve, notamment dans le secteur occidental et à proximité du cap Saint-Vincent.
Enfin, la plus forte concentration d’interactions se situe autour du détroit de Gibraltar, zone clé du trafic maritime. Cela inclut le golfe de Cadix, la zone du cap Trafalgar et la baie de Cadix.
Toutes ces zones coïncident avec les routes migratoires du thon rouge, proie habituelle de cette population d’orques, ce qui explique leur présence récurrente à proximité des voies de navigation.
Selon l’Institut hydrographique du Portugal, la Marine et l’Autorité maritime nationale, près de 60 rencontres entre orques et embarcations ont été enregistrées au large des côtes portugaises. Rien qu’en 2025, 30 observations et 24 interactions directes avec des bateaux ont été recensées. Ces données confirment qu’il ne s’agit pas d’événements isolés, mais d’un phénomène récurrent et localisé.
Malgré l’impact médiatique du terme « attaque d’orques », la communauté scientifique écarte tout comportement agressif intentionnel. Les orques impliquées peuvent peser jusqu’à 11 tonnes, mais leur comportement observé indique que leur principal intérêt est de jouer avec le gouvernail du bateau, et non d’attaquer la coque ou l’équipage.
Le biologiste marin Rui Rosa, professeur à l’Université de Lisbonne, explique : « En interagissant avec le gouvernail, les orques changent la direction du bateau, ce qui attire leur intérêt. S’il y avait une intention agressive réelle, l’intensité serait très différente. » Ainsi, le principal risque pour le navigateur est la perte de contrôle du système de gouverne, et non l’impact direct de l’animal.
L’Institut pour la conservation de la nature et des forêts (ICNF) du Portugal a établi un protocole officiel pour minimiser les risques :
Arrêter le bateau si l’état de la mer le permet
Laisser le gouvernail libre
Sinon, naviguer en marche arrière de façon continue, sans changements brusques
Contacter les autorités maritimes et signaler l’observation
Tenter de fuir peut être contre-productif. Les manœuvres brusques ou d’évitement peuvent stimuler l’intérêt de l’animal. Les experts recommandent :
Affaler les voiles
Laisser le bateau dériver
Éviter les virages ou accélérations soudaines
Demander assistance si nécessaire
Le risque principal est de se retrouver sans gouverne dans des zones de fort trafic maritime.
Avant de naviguer dans des zones à forte incidence, il est recommandé de consulter des applications collaboratives comme GT Orcas, où les navigateurs partagent les observations et interactions récentes. Cet outil permet :
De planifier des itinéraires plus sûrs
D’éviter les zones d’activité récente
De naviguer en étant mieux informé de l’environnement
La prévention ne s’arrête pas à l’information. Un bateau bien entretenu, en particulier le système de gouverne et le gouvernail, réduit considérablement les risques lors de tout incident en mer.
Chez Hermanos Guasch, nous accompagnons les navigateurs dans l’entretien, la révision et la préparation de leurs embarcations, afin de garantir sécurité, fiabilité et tranquillité lors de chaque traversée.
Les interactions entre orques et bateaux dans la péninsule ibérique sont un phénomène réel, localisé et étudié. Naviguer informé, respecter les protocoles et maintenir son bateau en conditions optimales est essentiel pour réduire les risques et profiter de la mer en toute sécurité.
Si vous avez des questions sur l’état de votre embarcation ou avez besoin de conseils techniques personnalisés, notre équipe se fera un plaisir de vous aider.